La langue de départ et la langue d’arrivée d’un texte en français et en anglais : comment ça marche

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À quel moment et de quelle manière la révision française se met-elle en branle dans le processus de publication d’un document bilingue?

Langue de départ ou d’origine d’un texte
Comme tous les textes provenant du gouvernement du Canada doivent être publiés dans les deux langues officielles, le français et l’anglais, il faut que le processus de révision s’enclenche dès qu’une auteure ou un auteur a « pondu » son texte dans sa langue d’origine (langue de départ). Voici à quoi cela ressemble :

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Donc, un texte de départ rédigé en français langue d’origine doit être révisé en français dans un premier temps, et ce, par une ou un spécialiste de la révision française.

La personne qui révise en langue d’origine doit maîtriser la langue de la personne qui a rédigé le texte. Normalement, à moins d’être un génie des langues (ce qui arrive, mais c’est plutôt rare), la personne qui rédige et la personne qui révise sont de la même langue d’origine (ou maternelle).

Traduction du texte révisé de la langue d’origine (langue de départ) vers l’autre langue (langue d’arrivée)
Une fois que le texte en révision a atteint sa forme définitive dans la langue de départ, on l’envoie à la traduction. À cette étape, la langue vers laquelle le texte est traduit prend le nom de « langue d’arrivée ». Voici comment cela se présente dans le cas du français et de l’anglais :

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Révision comparative d’un texte qui revient de la traduction dans l’autre langue
Lorsque le texte revient de la traduction, nous sommes en présence de deux versions : la version en langue d’origine ou de départ et la version en langue d’arrivée. Le tableau qui suit illustre la situation :

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À cette étape, il faut procéder à la révision de la version en français langue d’arrivée non seulement sur le plan linguistique français, mais également en la comparant avec la version d’origine en anglais. Il faut en effet s’assurer que le transfert d’une langue à l’autre s’est bien effectué, qu’il ne manque aucune partie de texte et que le français rend exactement le message que l’anglais véhicule.

Et c’est là la tâche de la ou du spécialiste en révision française : la réviseure ou le réviseur.

Tableau récapitulatif

tableau-recapitulatif-francais-langue-darrivee-anglais-langue-depart du processus de révision compartive anglais-français

Le 9 mai 2013 – De l’Ascension, du lait caillé et de la caillebotte

[Mise à jour du 2013-05-15]
J’ai retrouvé une photo où le pendant français du lait caillé serait faiselle. Si je me trompe d’interprétation, n’hésitez pas à me le signaler. Voici la photo en question :

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Menu du restaurant Les 2 Saisons à Damvix, dans le Marais poitevin.

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La marelle, le laissez-passer des enfants pour le ciel

Les enfants jouent encore à la marelle. C’est un jeu de printemps sans âge. J’y jouais lorsque j’étais enfant, à la différence que nous le tracions dans le gravier (parce que nous vivions en campagne; et on disait la « gravelle ») au lieu de le dessiner sur l’asphalte des trottoirs, et qu’il était beaucoup moins long. Il n’allait pas jusqu’à 100. Il allait seulement jusqu’à 10.

Et puis nous allions au « ciel » plutôt qu’au « paradis ». « Paradis », me semble que ça fait plus chic, plus moderne, plus noble, plus « vert » (on imagine des arbres, des chérubins qui courent à moitié nus dans la rosée, Adam et Ève, le péché originel, quoi!; bref, un p’tit goût de fruit défendu)!

Alors que « ciel », ç’a une odeur de sainteté (on imagine une vierge Marie qui monte au ciel)! Ça fait plus religieux, enfant de Dieu, enfant de choeur que nous étions, élevés dans la religion jusqu’au cou. Ça fait plus « bleu », comme dans « l’enfer est rouge et le ciel est bleu ». (À l’époque dont je parle ― les années 1960 ―, le religieux était intimement associé au politique, et « l’enfer est rouge » faisait également référence au rouge du Parti libéral, alors que « le ciel est bleu » renvoyait au bleu du Parti conservateur de Maurice Duplessis.)

Aujourd’hui, les enfants disposent de formidables craies de couleur gros format avec lesquelles ils peuvent faire de grands jeux sur le trottoir. Celui que j’ai vu allait jusqu’à 100. Voici quelques photos qui l’illustrent :

La marelle de « boss » sur le trottoir à Québec
Ça commence en grand! Le « boss », ça veut probablement dire « pro ».
La marelle, de 1 à ...
De 1 à… C’est du sérieux! Faut se rendre à 100.
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 8 à… La quête du paradis est encore jeune. Tous les espoirs sont permis.
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 35 à… Là, ça commence à se corser. Attention où tu lances ta roche…
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 74 à… C’est un peu décourageant si on lance sa roche à côté de la case…
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 97 au… PA-RA-DIS! Yééééé! Bravo! Tu y es arrivé! C’est vraiment la quête des pros.