Lexique du français québécois

Mise à jour : 25 janvier 2017

5 pi, 5 pi 1 ± 1 mètre 55.
Adresser (s’adresser à) anglicisme pour « s’occuper de, traiter de, mentionner, signaler, en référer à quelqu’un » et bien d’autres.
Arcanson** n. m. Colophane ; résine obtenue en faisant distiller de la térébenthine.

** Voir : gemme (p. 21)

Astheure*,** Adv. = à cette heure, à présent, maintenant, présentement. * Vx. fr. – Astheure, asteure = même signification ou prononciation (m. s.). Brantôme emploie souvent ce mot, qu’il écrit : À st’heure. On le trouve aussi dans Montaigne, dans Baïf, et jusque dans une lettre de la duchesse d’Orléans à Mme de Maintenon en date du 4 juin 1701 : « Je serès toujours ravie de les aprendre par vous, Madame, pour qui je me sens astheure une véritable amitié. » Dial. – M. s., Anjou, Aunis, Berry, Bretagne, Lorraine, Maine, Normandie, Picardie, Poitou, Saintonge, Touraine. Can.Astheure-cite = m. s., comme astheure-ci dans l’Anjou.
Atriqué*,** Adj. ou part. passé = accoutré, affublé*,**, étriqué*, mal habillé. Vx. fr. – Atriqué = même signification ou prononciation*. Dial. – Même signification ou prononciation qu’en Suisse.
Bebelle*,** s. f. 1* – Jouet, joujou. Cet enfant a beaucoup trop de bebelles. Se prononce be-bel ou bé-bel. Vx fr. – Babel, baubel = jouet. Dial. – Bebelle = Tout objet qui semble beau à un petit enfant, Orléanais. 2* – Colifichet, ornement futile, babiole, bagatelle. Elle se met toutes sortes de bebelles sur la tête = toutes sortes de colifichets. Vx fr. – Babel, baubel = babiole, petit joyau, colifichet. Dial. – Dans l’ancien dialecte normand, beubelez (bœbèl, s. m. pl.) s’employait pour « petits objets de fantaisie, petits bijoux de peu de valeur ».
Ben Bien.
Brailler Pleurer.
Brake = Frein. Anglicisme.
Cage** n. f. ** 2. Bout d’une cordée de bois dont les morceaux sont disposés par rangs alternés. Syn., voir : croisée. (E 22-124 = connu et utilisé à l’est de Saint-Féréol [Montmorency] et de Montmagny, de part et d’autre du Saint-Laurent) (p. 92)
Cenne (une) Centième partie du dollar canadien. De l’anglais cent = un sou, un cent. Ne pas valoir cinq cennes = être de mauvaise qualité.
Change*,** n. m. Monnaie ou petite coupure. Anglicisme (faux ami).
Char (un) Automobile.
Chauffeur Conducteur.
Cheuz eux* 1. Chez. Prononcé ché-zeux, cheu-zeux ou chè-zeux. Même signification ou prononciation qu’en vieux français (Vaugelas note et condamne la prononciation cheuz dont la cour usait. En 1687, Corneille constate que l’on prononce encore cheuz pour chez. Molière met cheuz dans la bouche de Martine, des Femmes savantes). Dial. – Même signification ou prononciation qu’en Anjou, Aunis, Bas-Maine, Berry, Bourgogne, Nivernais, Normandie, Orléanais, Picardie, Poitou, Saintonge* (France).

2. La Famille de, la maison de, les gens de chez. Ex. : Cheuz nous est d’un côté de la rue, cheuz eux est de l’autre = notre maison est d’un côté de la rue, la sienne, la leur est de l’autre. Dial. – Même signification ou prononciation qu’en Bas-Maine, Champagne, Poitou, Saintonge, Touraine; cheuz nous = mon habitation, Normandie*.

Clossepine Anglicisme = Cloth pin.
Clutch = Pédale d’embrayage.  Anglicisme.
Cochon Familier = Gourmand, appétissant, très riche en calories. Un dessert cochon. (Tiré du Multi.)
Cochonnerie** s. f. Objet, chose sans valeur, pacotille, camelote (Multi = Ces articles ne valent rien : c’est de la cochonnerie; Antidote).

** 3. Fig. et pl. Histoires grivoises, actes indécents. On ne raconte pas et on ne fait pas de cochonneries devant des enfants!

4. Par antiphrase et au pl. Amuse-gueules, croustilles, sucreries. Par exemple les gâteries au lait Eagle Brand du temps des Fêtes.

5. Au pl. Comptoir des cochonneries : dans les épiceries à grande surface, comptoir situé près des caisses et où se trouvent des tas de gadgets inutiles à portée de mains des enfants qui ne se privent pas de mettre la main dessus.

Commissions* Emplettes. À la forme pronominale = Dial. – Même signification ou prononciation qu’en Normandie, Bas-Maine, Berry, Bretagne, Nivernais* (France).
Cordage*,** s. m. ** Empilement du bois de chauffage, du bois en général; action d’empiler. (p. 144)
Cordée*,** s. f. * Pile (de bois). Ex. : Voici une cordée de bois que je voudrais bien voir dans ma cave = voici une pile de bois… (p. 229)

** Cordée, corde = Pile de bois d’une dimension indéterminée. (p. 145)

Corder*,** * v. tr., intr. et pron. 1- tr. Empiler. Ex. : Corder du bois = empiler du bois de chauffage, sans le mesurer. — Tu vas corder ce bois dans la cave = tu vas l’empiler… [Nous autres aussi on cordait le bois dans la cave avant d’aller le corder dehors, dans la shed.] Dial. – M. s., Normandie. Fr. – Corder = mesurer à la corde. 2- intr. et pron. S’empiler. Ex. : Ce bois corde, se corde mal = se met difficilement en pile, ne fait pas des piles régulières [alors on utilisait des croûtes pour égaliser nos cordes]. Dial. – M. s., Berry, Nivernais. (p. 229)

** v. tr. Empiler, mettre en pile, du bois de chauffage, du bois de corde, de la pitoune. (p. 145)

Coton, au* Être au coton, être rendu au coton = être épuisé, à bout de force.
Courte su’ pattes Courte sur pattes; pattes = jambes = petite, pas grande, des jambes courtes.
Croûte*,** (krut) s. f. = * Dosse, la première ou la dernière des planches que l’on obtient en débitant un arbre, et dont la face extérieure est garnie d’écorce.

Dial. – M. s., Normandie, Orléanais; croûtas = m. s. Picardie.

Fr. – Croûte = planche irrégulière sciée dans une pièce de bois sur les parties avoisinant l’écorce, surface irrégulière d’une pièce de bois de construction. (p. 249-250)

** s. f. 1. Première ou dernière planche sciée dans une bille de bois et dont une face conserve son écorce, dosse. [+++ = employé partout au Québec] Syn. : slab. 2. Le croûton, entame d’un pain. Passe-moi la croûte, j’adore ça. 3. Manger une croûte, prendre une croûte : prendre une collation, un goûter. Syn. : collationner. 4. Surface de la neige durcie, consistante et capable de porter un certain poids. Aller à la cabane à sucre en marchant sur la croûte. [+++] (p. 160)

Cuirette Sur le modèle de l’anglais leatherette, simili-cuir, imitation du cuir. Se dirait plutôt moleskine en français de France.
Dash s. m. = Tableau de bord. Anglicisme.
Débarquer Abandonner, quitter la religion.
Débrêlé, ée* Débraillé, déboutonné, dont la tenue est négligée, dont les vêtements sont défaits.
Déchanger*,** Enfiler du linge « de semaine » pour remplacer les vêtements d’« école ».
Déguimpes* n. f. pl. Vêtements, tout ce qui traîne et encombre une place; généralement en tissu. Généralement utilisé au féminin pluriel. Trouvé dans aucun dictionnaire (récent ou ancien). Peut-être seulement familial, mais très employé dans ma famille, en Abitibi.
Descendre Aller en voiture ou en train de l’Abitibi (par exemple) à Québec ou à Montréal.
Dial. Abréviation pour « dialecte ».
Ein = Elle est.
Énarver = Énerver.
Engin** nom m. ou f. De l’anglais engine = locomotive. On dit aussi fumer comme une locomotive, comme une cheminée.
Escuser Excuser.
Exâsse De l’anglais exhaust, « échappement ».
Flyer De l’anglais fly, « se rendre rapidement, aller vite ».
Fou braque** = complètement fou, fou raide, fou, dérangé, écarté; qui a un comportement étrange.
Fou comme de la marde = fou de joie, très content.
Fournaise** n. f. anglicisme ** (angl. furnace) 1. Poêle cylindrique, à bois ou au charbon, utilisé seulement pour chauffer unepièce d’habitation, un couloir. [partout au Québec] 2. Chaudière d’un chauffage central. [partout au Québec, et chez nous en Abitibi] (p. 232)
[Dans Termium] Fournaise à l’air chaud = fournaise : Ce terme est considéré comme impropre par les puristes. Selon Dagenais, dans son Dictionnaire des difficultés de la langue française au Canada, fournaise serait un calque de l’anglais furnace et nous devrions plutôt dire « chaudière » lorsque le fluide caloporteur est l’eau ou la vapeur et « générateur d’air chaud », lorsque le fluide est l’air. Cependant, ce terme reste d’usage fréquent au Québec, autant en langue parlée qu’en langue écrite. (observation dans termiumplus.gc.ca à la fiche furnace/fournaise [2010])
Frette Très gros froid, plus froid que froid, ultra-froid, froid pas endurable, quoi.
Galipote*,** n. f. ** Courir la galipote : courir la prétentaine, courir les jupons, faire la noce. Employé partout au Québec. * Au Canada, courir la galipote, avec le sens de « courir la prétentaine, courir ça et là, vagabonder », a été relevé par le père Potier, à Detroit, en 1745. Aussi, dans une optique de merveilleux (sorcières et autres personnages [petits et grands] qui font peur aux enfants), toujours dans * : Dial. – Dans le Poitou, la galipote est un lutin qui prend la forme de toutes sortes d’animaux; courir la galipote, c’est donc faire le loup-garou, avoir reçu un sort qui force à faire le loup-garou. Dans l’Anjou, courir la galipote s’est dit pour aller au galop.
Gaz Accélérateur
Gemme*,** n. f. * Poix dont se servent les cordonniers. Vx fr. – Geme = poix, résine. Dial. – M. s., Anjou, Berry, Maine, Nivernais, Normandie, Poitou. Fr. – Gemme = résine que l’on produit en gemmant les pins. [Je sais que papa récoltait la résine de pin. Rapport??] (p. 366) ** Poix, résine dont se servent les cordonniers pour gemmer, résiner leur ligneul [fil enduit de poix dont se servent les cordonniers]. GEMMER v. tr. Enduire de gemme ou résine un fil pour le rendre solide et imputrescible, résiner. (p.248) [Rapport avec l’arcanson dans la shed??]
Voir : arcanson
Gravelle (de la)* Vieux français et dialectal (Ardenne) pour « du gravier ».
Grillé, ée* adj. m. ou f. Être grillé = être bronzé, bruni, hâlé par le soleil.
Hart, n. f. Fine branche dégarnie de ses feuilles et employée comme fouet.
Itou Aussi. Comme dans « moé itou » = moi aussi. Voir Moé.
Job s. f. Anglicisme pour « travail, ouvrage, emploi »
Licher (se)*,** v. pr. S’en passer, aller au diable.
m. s.* Abréviation pour « même signification ou prononciation ».
Mâche-patates = Bouche. Vient de mâcher et de « patates » (pommes de terres). Voir Patate.
Machine Automobile, auto, voiture.
Magasin = Épicerie.
Manger** s. m. Vx en fr. Nourriture, repas. Ex. : Maman cuisinait du bon manger.
Marde = Merde.
Marimaxime Mary Maxim = entreprise américaine qui vendait des patrons de gilets (cardigans et pulls) de divers motifs nordiques canadiens que maman suivait pour tricoter ses cadeaux de Noël. On prononçait marimaxime.
Masse*,** n. f. En masse = beaucoup, en abondance, en grande quantité; suffisamment, autant qu’il faut. Ex. : À la maison, du linge et du manger, on en avait en masse = en abondance. – Ça coule en masse = les érables coulent abondamment. – C’est mûr en masse = c’est mûr autant qu’il faut. Dial. – M. s., Ardenne, Anjou. Fr. – En masse = en totalité, ensemble, en bloc, dans l’ensemble.
Méchant, e* adj. (Avant le nom) Grand, fort, qui passe la mesure ordinaire en quantité, en qualité. Ex. : Maman tricotait des gilets Mary Maxim à tous mes beaufs en cadeau – méchante job! = ouvrage énorme. Il est tombé une méchante bordée de neige = très grosse bordée.
Moé Moi. Au Québec, prononciation répandue du oi en oué. Tend toutefois à s’atténuer sous l’effet de l’éducation et de la correction. Comme dans moé itou.
Moman = Maman.
Monter Aller en voiture ou en train de Québec ou Montréal (par exemple) à l’Abitibi.
Motton**, n. m. Fig. Avoir le motton : avoir la gorge serrée, être au bord des larmes.
Niaiseux, euse*,** n. et adj. = imbécile, sot, benêt, épais, bête.
Nouère, vouère Noir, voir. Au Québec, prononciation du son oua en ouère.
On était-tu? Forme interrogative de « Était-on? » ou « Est-ce qu’on était? » d’usage courant dans la langue parlée.
Panel Nom que l’on donnait à la voiture familiale, dans les années 1960. Voir l’article Maman conduit la Panel.
Pantoute*,** * Pantoute, p’en tout’ (pã tut) loc. adv. Pas du tout. Ex. : J’veux pas pantoute = je ne veux pas du tout. — Veux-tu me prêter une piastre? – Pantoute.
Can. – Pâ en toute = m. s. (p. 491)
** loc. adv. [# = terme à déconseiller parce qu’il est attesté surtout sous forme orale] Voir : pas en tout. (p. 367)
Pas en tout, pantoute loc. adv. [#] Pas du tout. De l’argent, il ne lui en a pas prêté pantoute. [employé partout au Québec] (p. 371)
Passer les œufs Effectuer la livraison des œufs par les maisons, au domicile de nos pratiques en voiture.
Passeuse d’œufs La petite fille que j’étais qui allait livrer les œufs par les maisons, au domicile de nos pratiques, en voiture avec papa.
Patate*a, pataque*b

Patate, pétaque, pétate**

n. f. Pomme de terre. *a : Dial. – Patate = pomme de terre, Anjou (France). *b : Dial. – Même signification ou prononciation qu’en Poitou (France).

** Pomme de terre. Employé partout au Québec.

Piasse (une) Piastre = papier-monnaie d’une valeur de cent sous ou d’un dollar canadien.
Pis Puis.
Pissoune Féminin de pissoux = peureuse, craintive.
Pognée Poignée (de porte).
Pogner, poigner** Avoir du succès auprès des hommes, en parlant d’une femme, avoir du succès auprès des femmes, en parlant d’un homme.
Popa Papa.
Pratiques** n. f. pl. Vieux en français** : nos clients, notre clientèle.
Que cé que Prononciation québécoise de « Que c’est que », dit pour « Qu’est-ce que ». Ne pas utiliser dans les salons.
Roger-Bontemps** Archaïsme. Personne qui ne s’en fait pas, qui est calme, qui voit toujours le bon côté des choses. Employé partout au Québec. On dit aussi une ou un Roger-Bon-Temps.
Run n. f. anglicisme, de l’anglais run*,**. Tournée. La run d’œufs, c’était effectuer la livraison des œufs au domicile de notre clientèle.
Shed*,** n. f. anglicisme = appentis, remise, hangar, abri, échoppe. Bâtiment adossé à un autre et servant d’abri.
Shocks = Amortisseurs (prononcer tcho-ques). Anglicisme
Stéring De l’anglais steering wheel, « volant ». Anglicisme.
Su, Chu** prép. 1. a) Chez. J’habite su ou chu mon frère. Ça fait que du beau p’tit linge swell commandé su Sear (= chez Sears), on n’y pensait même pas. b) Sur. Passe-moi le marteau qui est su la table!

2. Forme verbale. Je suis. Chu-t-en dernière année à l’université et un professeur m’a dit que je ne sais pas encore conjuguer le verbe être.

Sus* prép. 1- = Sur. Ex. : Mets-le sus la table. Vx fr. – M. s. Dial. – M. s., Anjou, Bas-Maine, Berry, Bourgogne, Bretagne, Lorraine, Nivernais, Normandie, Orléanais, Picardie, Saintonge, Suisse.

2- Par sus = par-dessus, au-dessus de. Ex. : Par sus tout. Dial. – M. s., Normandie.

3- = De. Ex. : Regarde donc sus quel bord il s’en va = de quel côté…

4- Sus le sens = bien, très bien, comme il faut. Ex. : Il a chanté sus le sens. Il lui a conté ça sus le sens. Elle a travaillé sus le sens = très bien travaillé, bien fait les choses.

Su Sear prononcé su sire = chez Sears (prononcé ché sirze)
Swell*,** adj.  Chic, élégant, bien mis. Tu es swell aujourd’hui, vas-tu à un mariage? Anglicisme en perte de vitesse.
Torrieu!** interj. Juron. Exclamation marquant la surprise, l’admiration. Torrieu! je ne savais pas que la guerre était finie! Torrieu! elle est belle cette créature. (p. 513)
Torrieux, se**,* ** adj. (Variante de l’ancien juron corps Dieu! du Moyen Âge) 1. Superlatif. Une torrieuse de belle femme : une très belle femme. 2. En torrieux : a) Beaucoup, très. Il fait froid en torrieux. b) Être en torrieux : être en colère. (p. 513)
* adj. et n. m. et f. Le Glossaire répertorie Torgueux, euse (p. 669) pour la définition qu’on employait à la maison : (superlatif, surtout avec sens péjoratif) Ex. : Si tu fais affaire avec elle, prends tes précautions : c’est une torrieuse = elle est très rouée. Pour se battre, c’est un torrieux = il n’a pas son égal.
Tourtière Pâté à la viande.
Track = Voie ferrée.
Train (faire le –)*,** s. m. * Soin donné aux animaux à l’étable. Ex. :Achèves-tu ton train? — Je vais aller faire le train. Vx fr. – Estrain, train = paille, litière. Estrain dérive de stramen qui, en bas latin, a désigné paillasse. La Boétie emploie « train de dehors » au sens d’occupations des champs. Dial. – train = paille, litière, Lorraine. (p. 674)

** Soins donnés aux animaux à l’étable ou à l’écurie (traite, nourriture, nettoyage, etc.). Faire le train deux fois par jour. [employé partout au Québec] (p. 517)

Trâlée* s. f. Bande, groupe, grand nombre, ribambelle. Ex. : Avoir une trâlée d’enfants. Être l’une des plus jeunes dans une trâlée de filles. Syn. : potée. Vx fr. – Trolée = m. s. Dial. – M. s., Anjou, Aunis, Bas-Maine, Normandie, Picardie, Poitou, Saintonge, Suisse. Fr. = troupe de personnes faisant route ensemble. Can. – Relevé par le père Potier à Detroit en 1744.
Tsé Tu sais.
Vx. fr. Abréviation pour « vieux français ».
Wègnons! Voyons! allons!
Windchire De l’anglais windshield, « pare-brise ».
Yâbe* Diable. Dial. – Même signification ou prononciation qu’en Bas-Maine (France).
Yeule Gueule.

Sources :
* LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA. Glossaire du parler français au Canada, Québec, Presses de l’Université Laval, 1968, 709 p.

** DULONG, Gaston. Dictionnaire des canadianismes, nouvelle édition revue et augmentée, Sillery (Québec), Les éditions du Septentrion, 1999, 549 p.