Œuvre du mois⎮Juillet 2014

C’est le temps des vacances.

john-and-mary-artiste-Dominique-Fortier-aquarelle_watercolour

Dominique Fortier
John and Mary, 2014
Aquarelle sur papier
26,5 x 20 cm (10,5 x 8 po)
Québec

Le titre de l’aquarelle que vous voyez provient du nom de la méthode d’anglais que nous suivions au secondaire, John and Mary.  La section sur le vocabulaire de l’été faisait particulièrement rêver la Nordique que je suis.

De plus, comme les travaux de la ferme nous accaparaient tout l’été, je rêvais aussi, par ce type d’image, de farniente, de « rien faisage » carabiné, de regarder pousser les pissenlits en sirotant de la limonade/citronnade allongée en maillot de bain sur une couverture en bas de la galerie. Bref, je rêvais d’une vie oisive remplie de loisirs comme en avaient mes amies de la ville : aller au chalet tout l’été, nager, jouer au tennis, faire du vélo, « courailler » les gars un peu. La belle vie, quoi!

Et puis, le titre du billet me vient du rapport avec la chanson C’est le temps des vacances, interprétée par Pierre Lalonde à Jeunesse d’aujourd’hui dans les années 1960. C’était l’été, les vacances, l’adolescence.

C’est le temps des vacances
Pierre Lalonde, 1963

PAROLES :
Roum dum dum wa la dou, c’est le temps des vacances
Roum dum dum wa la dou, c’est le temps des vacances

C’est le temps des vacances, nous avons gradué
C’est le temps des vacances, la saison pour s’aimer
Allons sur le sable chaud, tout près de la mer
Près de toi, je suis si bien, sans toi je ne peux vraiment rien.

C’est le temps des vacances, partons tous les deux
C’est le temps des romances, oublie si tu veux
Oui j’avoue que j’ai eu tort, redonne-moi tout ton amour
Chérie je t’aime, je t’aimerai pour toujours.

Lundi… on s’est aimés
Mardi… ah! je t’ai fait pleurer
Mercredi… et puis tu m’as quitté
Jeudi… je me suis ennuyé
Vendredi… je t’ai supplié
Ah! reviens vers moi et, comme autrefois 
Mon coeur ne battra que pour toi.

C’est le temps des vacances, la saison d’aimer
C’est le temps des romances, comme l’été dernier
Reprenons très vite ensemble, redonne-moi tout ton amour
Chérie je t’aime, je t’aimerai pour toujours.

Roum dum dum wa la dou c’est le temps des vacances
Roum dum dum wa la dou c’est le temps des vacances…

Réminiscences ┃Décembre 2013

Pour le temps des Fêtes en général et à Flore en particulier, pour sa fête

Le titre de l’aquarelle que vous voyez m’est venu de la chanson Les trois cloches, et plus particulièrement de la première phrase, Village au fond de la vallée.

Suivent l’interprétation de cette chanson par les Compagnons de la chanson ainsi que les paroles, qui me reviennent sans cesse en tête, en ce temps de Noël, lorsque je regarde cette image, peut-être en raison de la nostalgie qui s’en dégage.

Village au fond de la vallée : aquarelle sur papier à grain fin, 18 x 12 cm. Artiste : Dominique Fortier. (sapins, église, maisons, couronne, clôture de bois, thème de Noël). Illustre aussi l'article L’Estrie – Histoire, toponymie et terminologie, rédaction par Dominique Fortier (réviseure - French Editor), publié dans le blogue L'Hebdomadaire des réviseurs sur le site de l'Association canadienne des réviseurs. Paru le 4 décembre 2013. Watercolour (small village that could be in Eastern Townships, with a church and houses, during Christmas time) by artist that wrote the post on Estrie for the blog of The Editors' Association of Canada named The Editors' Weekly. Published on December 4, 2013.

Dominique Fortier
Village au fond de la vallée, 2012
Aquarelle sur papier à grain fin
18 x 12 cm
Québec


Paroles et musique : Jean Villard
Village au fond de la vallée
Comme égaré, presque ignoré
Voici qu´en la nuit étoilée
Un nouveau-né nous est donné
Jean-François Nicot il se nomme
Il est joufflu, tendre et rosé
À l´église, beau petit homme
Demain tu seras baptisé

Une cloche sonne, sonne
Sa voix, d´écho en écho
Dit au monde qui s´étonne :
« C´est pour Jean-François Nicot
C´est pour accueillir une âme
Une fleur qui s´ouvre au jour
À peine, à peine une flamme
Encore faible qui réclame
Protection, tendresse, amour »

Village au fond de la vallée
Loin des chemins, loin des humains
Voici qu´après dix-neuf années
Cœur en émoi, le Jean-François
Prend pour femme la douce Élise
Blanche comme fleur de pommier
Devant Dieu, dans la vieille église
Ce jour, ils se sont mariés

Toutes les cloches sonnent, sonnent
Leurs voix, d´écho en écho
Merveilleusement couronnent
La noce à François Nicot
« Un seul cœur, une seule âme »
Dit le prêtre, « et pour toujours
Soyez une pure flamme
Qui s´élève et qui proclame
La grandeur de votre amour »

Village au fond de la vallée
Des jours, des nuits, le temps a fui
Voici qu´en la nuit étoilée
Un cœur s´endort, François est mort
Car toute chair est comme l´herbe
Elle est comme la fleur des champs
Épis, fruits mûrs, bouquets et gerbes
Hélas, tout va se desséchant

Une cloche sonne, sonne
Elle chante dans le vent
Obsédante et monotone
Elle redit aux vivants :
« Ne tremblez pas, cœurs fidèles
Dieu vous fera signe un jour
Vous trouverez sous son aile
Avec la vie éternelle
L´éternité de l´amour »

Lien de la vidéo accompagnée des paroles :
http://www.youtube.com/watch?v=CQoFxI7oWsk&html5=1

La marelle, le laissez-passer des enfants pour le ciel

Les enfants jouent encore à la marelle. C’est un jeu de printemps sans âge. J’y jouais lorsque j’étais enfant, à la différence que nous le tracions dans le gravier (parce que nous vivions en campagne; et on disait la « gravelle ») au lieu de le dessiner sur l’asphalte des trottoirs, et qu’il était beaucoup moins long. Il n’allait pas jusqu’à 100. Il allait seulement jusqu’à 10.

Et puis nous allions au « ciel » plutôt qu’au « paradis ». « Paradis », me semble que ça fait plus chic, plus moderne, plus noble, plus « vert » (on imagine des arbres, des chérubins qui courent à moitié nus dans la rosée, Adam et Ève, le péché originel, quoi!; bref, un p’tit goût de fruit défendu)!

Alors que « ciel », ç’a une odeur de sainteté (on imagine une vierge Marie qui monte au ciel)! Ça fait plus religieux, enfant de Dieu, enfant de choeur que nous étions, élevés dans la religion jusqu’au cou. Ça fait plus « bleu », comme dans « l’enfer est rouge et le ciel est bleu ». (À l’époque dont je parle ― les années 1960 ―, le religieux était intimement associé au politique, et « l’enfer est rouge » faisait également référence au rouge du Parti libéral, alors que « le ciel est bleu » renvoyait au bleu du Parti conservateur de Maurice Duplessis.)

Aujourd’hui, les enfants disposent de formidables craies de couleur gros format avec lesquelles ils peuvent faire de grands jeux sur le trottoir. Celui que j’ai vu allait jusqu’à 100. Voici quelques photos qui l’illustrent :

La marelle de « boss » sur le trottoir à Québec
Ça commence en grand! Le « boss », ça veut probablement dire « pro ».
La marelle, de 1 à ...
De 1 à… C’est du sérieux! Faut se rendre à 100.
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 8 à… La quête du paradis est encore jeune. Tous les espoirs sont permis.
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 35 à… Là, ça commence à se corser. Attention où tu lances ta roche…
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 74 à… C’est un peu décourageant si on lance sa roche à côté de la case…
Dominique Fortier revisionproca Jeu de marelle sur un trottoir à Québec.
De 97 au… PA-RA-DIS! Yééééé! Bravo! Tu y es arrivé! C’est vraiment la quête des pros.