La p’tite hart

Hart, n. f. : fine branche dégarnie de ses feuilles et employée comme fouet.
https://i2.wp.com/openclipart.org/image/300px/svg_to_png/17424/xeolhades_mouth.png?resize=26%2C19 [prononcé « la p’ti-te hâr » avec un h bien aspiré
et sans le t final]

 Type de branches d'arbuste qui pourrait servir à fabriquer une petite hart devant servir de fouet. Hart rouge/Cornus stolonifera

Quand maman nous menaçait de la p’tite hart, on se poussait. C’est qu’elle était rendue à bout de nerfs et d’arguments, qui consistaient en général à des heures et des heures d’exaspération et d’avertissements de nous tenir tranquilles.

Sa patience, telle une carpette sur laquelle tout le monde s’essuyait les pieds ces jours-là ― des journées erratiques où tout avait commencé généralement par l’annonce, assez tôt le matin, d’une « tempête de marde » (décoder que la journée commençait ben mal et allait être longue et tumultueuse, comme lorsque les animaux sentent la tempête) ―, était usée à la corde. Elle avait atteint ses limites. Elle sortait de ses gonds et allait chercher sa p’tite hart. Aille! ouille ouille ouille! On s’écartait de son chemin. Là, on venait de comprendre.

Voici quelques définitions de ce petit mot frappant, tirées de vieux dictionnaires :
Définition du mot « hart » tirée du « Dictionnaire des canadianismes : nouvelle édition revue et augmentée », de Gaston Dulong, Sillery, Les éditions du Septentrion, 1999.
Définition du mot « hart » tirée du « Glossaire du parler français au Canada », par La société du parler français au Canada, Presses de l'université Laval, Québec, 1968. Réimpression de l'édition publiée en 1930 par l'Action Sociale ltée à Québec.
Définition du mot « hart » tirée du « Dictionnaire général de la langue française au Canada , de Louis-Alexandre Bélisle, Québec, Belisle Éditeur, 1957.
et son étymologie :
Étymologie du mot « hart » tirée du « Dictionnaire étymologique de la langue française » d'Oscar Bloch et Walther von Wartburg, 1re édition « quadrige : 2002 », PUF, 1932.

La p’tite hart constituait l’argument ultime avant le recours à « popa » et à sa main aussi raide et cinglante, sinon plus, qu’une branche de bois. Ces jours-là, personne ne souhaitait se rendre à cette dernière étape, et celles et ceux qui l’ont franchie s’en souviennent encore. Mais pas moi, car j’étais vraiment « pissoune » et je m’arrêtais avant.

La langue de départ et la langue d’arrivée d’un texte en français et en anglais : comment ça marche

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À quel moment et de quelle manière la révision française se met-elle en branle dans le processus de publication d’un document bilingue?

Langue de départ ou d’origine d’un texte
Comme tous les textes provenant du gouvernement du Canada doivent être publiés dans les deux langues officielles, le français et l’anglais, il faut que le processus de révision s’enclenche dès qu’une auteure ou un auteur a « pondu » son texte dans sa langue d’origine (langue de départ). Voici à quoi cela ressemble :

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Donc, un texte de départ rédigé en français langue d’origine doit être révisé en français dans un premier temps, et ce, par une ou un spécialiste de la révision française.

La personne qui révise en langue d’origine doit maîtriser la langue de la personne qui a rédigé le texte. Normalement, à moins d’être un génie des langues (ce qui arrive, mais c’est plutôt rare), la personne qui rédige et la personne qui révise sont de la même langue d’origine (ou maternelle).

Traduction du texte révisé de la langue d’origine (langue de départ) vers l’autre langue (langue d’arrivée)
Une fois que le texte en révision a atteint sa forme définitive dans la langue de départ, on l’envoie à la traduction. À cette étape, la langue vers laquelle le texte est traduit prend le nom de « langue d’arrivée ». Voici comment cela se présente dans le cas du français et de l’anglais :

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Révision comparative d’un texte qui revient de la traduction dans l’autre langue
Lorsque le texte revient de la traduction, nous sommes en présence de deux versions : la version en langue d’origine ou de départ et la version en langue d’arrivée. Le tableau qui suit illustre la situation :

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À cette étape, il faut procéder à la révision de la version en français langue d’arrivée non seulement sur le plan linguistique français, mais également en la comparant avec la version d’origine en anglais. Il faut en effet s’assurer que le transfert d’une langue à l’autre s’est bien effectué, qu’il ne manque aucune partie de texte et que le français rend exactement le message que l’anglais véhicule.

Et c’est là la tâche de la ou du spécialiste en révision française : la réviseure ou le réviseur.

Tableau récapitulatif

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