Création du mois┃Juillet 2015
La vie rêvée oh yeh!

Photography PrintsDominique Fortier
Je prends la plume⎮I Take Up My Pen
Photographie
South Padre Island (Texas)

Ah! la voici, la vie rêvée des langagières et des langagiers, fussent-ils dans le domaine de la révision, de la traduction ou de la rédaction : travailler au soleil près d’une plage. Mais attention, j’ai dit rêvée, la vie. C’est comme le reste, faute de se payer la réalité, on a bien le droit de rêver, pas vrai?

En attendant de vivre au chaud près de la mer, cette œuvre pourrait s’intituler Vacances de langagière à la pige, parce qu’on n’arrête jamais de se faire aller le ciboulot, même en vacances. Et à plus forte raison lorsqu’on est à la pige, le travail s’embusquant traîtreusement dans un « racoin » du cerveau, dur à déloger.

Mais cette image peut aussi représenter quiconque aime s’adonner aux mots en vacances, soit en écriture, soit en lecture, et son titre pourrait être quelque chose comme Chercher les mots trouver la plume, ou alors Chercher la plume trouver les mots.

Si quelqu’un a une autre idée de titre pour cette œuvre, qu’il ou elle ne lève même pas la main et s’exprime librement : « On est ben ouvert, à vos commentaires, si vous payez l’cognac gnac gnac… »

 

Œuvre du mois⎮Juillet 2014

C’est le temps des vacances.

john-and-mary-artiste-Dominique-Fortier-aquarelle_watercolour

Dominique Fortier
John and Mary, 2014
Aquarelle sur papier
26,5 x 20 cm (10,5 x 8 po)
Québec

Le titre de l’aquarelle que vous voyez provient du nom de la méthode d’anglais que nous suivions au secondaire, John and Mary.  La section sur le vocabulaire de l’été faisait particulièrement rêver la Nordique que je suis.

De plus, comme les travaux de la ferme nous accaparaient tout l’été, je rêvais aussi, par ce type d’image, de farniente, de « rien faisage » carabiné, de regarder pousser les pissenlits en sirotant de la limonade/citronnade allongée en maillot de bain sur une couverture en bas de la galerie. Bref, je rêvais d’une vie oisive remplie de loisirs comme en avaient mes amies de la ville : aller au chalet tout l’été, nager, jouer au tennis, faire du vélo, « courailler » les gars un peu. La belle vie, quoi!

Et puis, le titre du billet me vient du rapport avec la chanson C’est le temps des vacances, interprétée par Pierre Lalonde à Jeunesse d’aujourd’hui dans les années 1960. C’était l’été, les vacances, l’adolescence.

C’est le temps des vacances
Pierre Lalonde, 1963

PAROLES :
Roum dum dum wa la dou, c’est le temps des vacances
Roum dum dum wa la dou, c’est le temps des vacances

C’est le temps des vacances, nous avons gradué
C’est le temps des vacances, la saison pour s’aimer
Allons sur le sable chaud, tout près de la mer
Près de toi, je suis si bien, sans toi je ne peux vraiment rien.

C’est le temps des vacances, partons tous les deux
C’est le temps des romances, oublie si tu veux
Oui j’avoue que j’ai eu tort, redonne-moi tout ton amour
Chérie je t’aime, je t’aimerai pour toujours.

Lundi… on s’est aimés
Mardi… ah! je t’ai fait pleurer
Mercredi… et puis tu m’as quitté
Jeudi… je me suis ennuyé
Vendredi… je t’ai supplié
Ah! reviens vers moi et, comme autrefois 
Mon coeur ne battra que pour toi.

C’est le temps des vacances, la saison d’aimer
C’est le temps des romances, comme l’été dernier
Reprenons très vite ensemble, redonne-moi tout ton amour
Chérie je t’aime, je t’aimerai pour toujours.

Roum dum dum wa la dou c’est le temps des vacances
Roum dum dum wa la dou c’est le temps des vacances…