De mer et de bateaux en chansons

… suite de Rendez-vous 2017

De mer et de bateaux en chansons

Si les bateaux (Gilles Vigneault – paroles)

Marie Denise Pelletier

Nicole Croisille

Quand les bateaux s’en vont (Gilles Vigneault / Pierre Calvé – paroles)

Pierre Calvé

Quand les bateaux s’en vont par Pauline Julien

Pendant que (Gilles Vigneault- paroles)

Vigneault et Desjardins

Monique Leyrac

Rétrospective du chanteur marin marin chanteur voyageur nostalgique Pierre Calvé en perpétuelle partance.

La mer malgré soi, douleur : 1755 – Évangéline

Évangéline, par Marie-Jo Thério, cette voix, pour Claude Léveillée, en 2001

Marie-Jo, pour le 400e de Québec

Natasha St-Pier parce qu’elle aussi, c’est une méchante voix!

Les mots et les images en racontent aussi l’histoire

Mise en contexte de la Déportation

Très intéressant, quoique bourré de fautes de français. Essayez de passer par-dessus.

Lecture à l’avenant

Antonine Maillet. Pélagie-la-charrette, Montréal, Leméac, 1979, 314 p. Collection Les Cahiers Rouges.

Résumé

Pélagie-la-Charrette (1979), roman d’Antonine Maillet, raconte le voyage épique de la veuve Pélagie LeBlanc. À la fin des années 1770, Pélagie quitte le Sud de l’Amérique pour ramener son peuple acadien (voir Acadie) (déporté dans le Sud en 1755) à Grand Pré. Son voyage est une double odyssée : les « gens des charrettes » sont hantés par la charrette fantôme, la charrette de la mort associée à Bélonie, le vieux conteur d’histoires qui accompagne les pèlerins. Ils sont aussi hantés par le bateau fantôme, plus concret, une goélette anglaise prise par le bien-aimé de Pélagie, le capitaine Beausoleil-Broussard, lui aussi dévoué au rapatriement de son peuple.

« Pélagie-la-Charrette » incarne les forces de la vie et survit aux nombreuses générations de conteurs d’histoires querelleurs qu’elle inspire. En entremêlant le folklore et les légendes acadiennes, les emprunts à la Bible et aux classiques, à Rabelais et à d’autres sources, Maillet tire profit, avec humour et force poésie, des liens étroits qui unissent l’histoire, la tradition orale, l’imagination et la littérature. Ce roman est le premier ouvrage étranger à recevoir le prix Goncourt (en France). La traduction, de Philip Stratford, paraît en 1982. (http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pelagie-la-charrette/)

Terra incognita – Cette œuvre devait s’appeler Une île, à l’origine, parce que je n’avais que la chanson de Serge Lama en tête en la regardant. Mais les choses ont évolué, car j’ai rajouté des éléments à l’original, et cela a abouti en un tryptique. Voici les titres des trois aquarelles : 1- Terra incognita; 2- Exploration; 3- Peuplement / Settlement.

Une île

Photography Prints

Serge Lama (1969)

Nana Mouskouri
En français

En anglais

Rions un peu : histoires de bateaux

J’étais sur mon bateau… (Rémy Girard)

Roger Goéland (Rémy Girard) aux (lundis des Ha ha). Pas ben bon, mais ben drôle.

Lecture à l’avenant

Jerome K. Jerome. Trois hommes dans un bateau (Sans oublier le chien!), Édition Ebooks libres et gratuits. Parution le 05/01/2006. (https://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php = des .epub impeccables, mieux faits que ce que l’on trouve sur Amazon et autres vendeurs de livres classiques).
Téléchargement gratuit dans ces divers formats
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Le rendez-vous… manqué

Claude Léveillée

La/Ma Pauline la chante aussi

Après ça, de deux choses l’une : ou vous mettez vos bottes de rubber et votre gilet barré bleu pis vous grimpez au nid de pie dans la cour en arrière pour voir le monde et l’horizon, ou vous vous trouvez de bons livres sur les voiliers.

Haïku du 8 mars et autres considérations par rapport à la condition des femmes

Haïku du 8 mars en trois temps

Femme deboutte

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femme deboutte
ma grand-mère s’est fait dire ça
pepére la battait

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femme deboutte
ma mère s’est jamais fait dire ça
c’est elle qui « runnait »

Photography Prints
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femme deboutte
question d’équilibre ça
j’essaie et je vais

Le discours officiel

Publicité du gouvernement du Québec à l'occasion de la Journée internationale des femmes; tirée du Soleil du 8 mars 2017.
Publicité du gouvernement du Québec à l’occasion de la Journée internationale des femmes; tirée du Soleil du 8 mars 2017.

C’est vrai, mais la résistance est encore énorme.

La réalité

Les trolls sont « dull »

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Aux femmes journalistes féministes qui ont abandonné leur blogue et qui l’ont dit (ainsi qu’à toutes celles qui subissent l’intimidation des trolls sans le dire ou les dénoncer par manque de tribune), sachez que mes pensées vont vers vous et que vous avez toute mon admiration pour avoir tenu si longtemps. J’espère que d’autres filles vont se lever deboutte et prendre la relève.

Même Francine Pelletier, aujourd’hui dans Le Devoir (8 mars 2017 : Le Québec nouveau n’est pas (encore) arrivé), raconte qu’elle se fait traiter de « vieille-truie-mal-baisée qui-ne-sais[probablement sic le gars]-jamais-de-quoi-elle-parle ». Francine Pelletier dans Le Devoir du 8 mars 2017 : Le Québec nouveau n'est pas (encore) arrivé« Vieille » parce qu’elle a passé 22 ans et quart? « Truie-mal-baisée » parce qu’une fille n’est jamais qu’une poule pas de tête se promenant la brassière en l’air en quête inavouée de sexe, un cul provocant par définition, qui n’a jamais joui parce qu’elle n’a jamais rencontré de vrais hommes — comme LUI en l’occurrence, parce que ç’aurait été différent, pas pareil, hein?… (Encore et toujours la même rengaine blessante et humiliante qui vise à rapetisser; levez la main celles qui ne l’ont jamais entendue.). Et « qui-ne-sais-jamais-de-quoi-elle-parle » parce qu’elle dit des choses si vraies qu’elles dérangent les trolls de c… qui ne veulent pas les entendre et qui veulent la faire taire en la discréditant?

Francine a la couenne dure et ne s’en laisse pas imposer, et c’est pour ça qu’on l’adore. Lâche pas « ma vieille »!

Et honte aux trolls « dull »!

 

 

 

 

 

Quand décembre revient… la lumière s’en va

Quand décembre arrive, la lumière décroît vite jusqu’au 21. Déprimant, puisqu’on a réussi tant bien que mal à surmonter la grisaille de novembre. On ouvre la lumière à 16 h, parfois avant. Ouache! que c’est plate. Ça nous prend d’autres sources que le soleil pour illuminer nos vies.

Photography Prints
The English version of this work is entitled Red Christmas Ball and Candle.

Dominique Fortier
Boule rouge et Chandelle, 2016
Aquarelle sur papier à grain fin
18 x 13 cm (7 x 5 po)
SPI

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Dominique Fortier
Paix sur Terre / Peace on Earth, 2016
Travail numérique sur photographies
SPI

On a beau ne plus être pratiquants depuis des lunes, on a le Canadien français catholique inscrit dans nos gènes, on dirait ben! La tradition nous façonne malgré nous; elle porte en elle les espoirs et les aspirations des générations qui nous ont précédés. Ainsi nous parvient, éclaboussures de lumières du temps des Fêtes et joies d’enfants, l’espérance que le monde peut encore être un endroit où chacun trouve sa place et où il fait bon vivre.

Noël est une fête de la lumière naissante. En Europe du Nord, les illuminations de Noël contrastent avec la nuit épaisse de décembre. L’habitude a été prise de fêter Noël au cœur de la nuit, comme le veut l’Évangile, et cette tradition est restée commune aux grandes confessions, catholique, protestante et orthodoxe.

Le religieux et ses symboles nous habitent toujours, bien qu’on leur tienne la dragée haute. Mais Mr. Hide n’est jamais bien loin du Dr. Jekyll : le Québécois aime fêter et se transforme en joyeux luron païen (certains diront « grossier personnage », c’est selon) lorsqu’il a pris un p’tit coup. Et pourquoi pas? Au diable la religion et qu’on s’amuse! On est tannés de la noirceur et de la froidure. Par ici la boule de Noël, le cadeau et la grande boustifaille (et les abus qui vont avec). Faut s’enjoliver l’hiver, quoi!

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Dominique Fortier
Pour enjoliver l’hiver I / To Embellish Winter I, 2016
Photographie
Québec

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Dominique Fortier
Boule verte / Green Bauble, 2016
Peinture numérique sur photographie
SPI

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Dominique Fortier
Pour enjoliver l’hiver II / To Embellish Winter II, 2016
Photographie
Québec

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Dominique Fortier, L’hiver au cube / Winter Cubed, 2016, aquarelle sur papier à grain fin, 18 x 13 cm (7 x 5 po), SPI

Et puis on aime encore la neige, c’est plus fort que nous. Paradoxe de Nordiques, même si on n’en peut pus de l’hiver de force qui finit pus, on est toujours fous comme d’la marde quand ça tombe en flocons floconneux et légers comme du duvet d’eider. On retombe en enfance et le goût nous reprend d’aller jouer dehors.

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The English version of this work is entitled The Beginning of This World.

Dominique Fortier
Le commencement de ce monde, 2016
Photographie
Québec

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The English version of this work is entitled Tree Adorned with Poinsettias.

Dominique Fortier
Poinsettias dans un sapin, 2016
Travail numérique sur photographies
SPI

Dictons pour un 1er décembre

« À la Saint-Éloi, la nuit l’emporte sur le jour qui luit1. » Ça veut dire qu’il fait noir de bonne heure en ta… et qu’on commence à avoir la fale pas mal à terre! Que la lumière nous manque!

« Si à la Saint-Éloi tu brûles ton bois, tu auras froid pendant trois mois. » Ça veut dire que si t’es pas déjà rendu dans le Sud, décolle, pis ça presse!

Comme mon prochain billet ne paraîtra qu’en janvier, je vous souhaite un très joyeux temps des Fêtes avec beaucoup de lumière − artificielle ou autre, si vous avez la chance d’être sous d’autres cieux. Que la joie illumine vos cœurs!

 

 


  1. (Gabrielle Cosson, Dictionnaire des dictons des terroirs de France, Paris, Larousse, 2010, 380 p. (ISBN 978-2-03-585301-1, présentation en ligne [archive]), p. 115.)